Balance Commerciale du Maroc en 2025

En 2025, les échanges extérieurs du Maroc ont poursuivi leur progression dans un contexte marqué par la reprise économique et la hausse des besoins en importation. Toutefois, cette dynamique s’est accompagnée d’un creusement du déficit commercial.

Déficit commercial

  • 353,1 milliards de dirhams
  • Hausse de 15,8 % par rapport à 2024
  • Le déficit s’aggrave sous l’effet d’une croissance des importations deux fois plus rapide que celle des exportations, reflétant une forte dépendance aux achats extérieurs pour soutenir l’investissement national.

Importations

  • Atteignent 822,2 milliards de dirhams, en progression de 8 % (+60,9 milliards MAD).
  • Principaux moteurs de hausse :
    • Biens d’équipement : machines et composants nécessaires aux grands projets d’infrastructure.
    • Produits de consommation : poussés par une demande intérieure soutenue.
    • Besoins industriels : matières premières pour l’investissement public et privé.

Exportations

  • Se chiffrent à 469 milliards de dirhams, en hausse de 2,8 %.
  • Secteurs clés et performances :
    • Automobile et Aéronautique : moteurs principaux de la croissance industrielle.
    • Phosphates et dérivés : maintien d’une position stratégique sur le marché mondial.
    • Agroalimentaire et Textile : contribution résiliente malgré la concurrence internationale.

Taux de couverture

  • S’établit à 57 %, enregistrant un recul par rapport aux 59,9 % de 2024. Ce recul souligne que la croissance des ventes à l’étranger ne suffit plus à compenser l’envolée du volume des importations.

Observations et Flux extérieurs

  • Résilience des services : L’excédent de la balance des services grimpe à 159,6 milliards MAD (+14,2 %), porté par le tourisme.
  • Soutien financier : Les recettes des MRE (122 milliards MAD) et l’explosion des flux nets d’IDE (+74,3 %) permettent de préserver les réserves de change malgré le déficit des biens.
  • Enjeu stratégique : La montée en gamme des exportations et la « substitution compétitive » (produire localement ce qui est importé) deviennent impératives pour équilibrer durablement les échanges.

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